Actualités de la sécurité

Protéger les informations en ligne relève du possible, même si plus de la moitié des Américains estiment le contraire

Erin Nelson, 15 août 2017

Bien que la moitié des personnes interrogées jugent que leurs données sont moins sécurisées qu’il y a cinq ans, l’étude du Pew Research Center a révélé que 84 % d’entre elles ne suivent pas les pratiques optimales en matière de cybersécurité.

L’année dernière, le Pew Research Center a mené une étude auprès de 1 040 adultes américains concernant leurs impressions, comportements et pratiques en lien avec la cybersécurité. Il en est ressorti une photographie de la société à la fois fascinante et troublante.

Alors que 64 % des personnes interrogées détiennent des comptes en ligne comportant des données sensibles (aussi bien de santé que bancaires et financières) et que le même pourcentage déclare avoir subi des pratiques frauduleuses en la matière, une proportion encore plus importante de ces adultes n’utilise que de façon minimale, voire pas du tout, des solutions de cybersécurité.

La gestion des mots de passe est l’une des dimensions de la sécurité en ligne qui ont vu l’émergence de pratiques en tous genres. 84 % des adultes américains font confiance à leur mémoire ou utilisent stylo et papier pour conserver leurs mots de passe : des méthodes qui s’avèrent en tout état de cause les moins fiables et les moins sécurisées.

Cela dit, plus de la moitié des sondés utilisent l’authentification à deux facteurs, veillent à ne pas partager leurs mots de passe avec leurs proches et amis, tout en évitant de choisir le même mot de passe pour différents sites. Bien que les deux tiers des personnes interrogées ont déjà subi des pertes, vols ou pratiques malveillantes concernant leurs données, 69 % affirment ne pas s’inquiéter concernant la sécurité de leurs mots de passe.

La sécurité mobile est un autre domaine où les pratiques des utilisateurs adultes ne reflètent pas nécessairement leurs expériences en matière de violation des données. Plus du quart des sondés possédant un smartphone ne verrouillent pas leur écran ; presque la même proportion rechigne à effectuer des mises à jour régulières (essentielles pour colmater les brèches en matière de sécurité) de leurs applications ou systèmes d’exploitation.

Dans le même temps, la majorité des personnes interrogées avouent ne pas faire confiance à la majorité des sites publics officiels, bancaires ou commerciaux, ni aux réseaux sociaux, pour la sécurisation de leurs données. Parmi l’échantillon sondé, il s’avère ainsi que ceux qui éprouvent de la méfiance vis-à-vis de ces plates-formes ne s’attèlent pas pour autant à sécuriser eux-mêmes leurs données. Pourquoi ce paradoxe ?

La réponse se trouve peut-être dans les conclusions des anciennes études menées par Pew, lesquelles avaient montré qu’une part non négligeable de la population estimait avoir perdu le contrôle de leurs informations personnelles et était démunie quant aux moyens pour les sécuriser.

Alors que les actes malveillants, de plus ou moins grande ampleur, sont de l’ordre du quotidien aux quatre coins de la planète, avec quelques cas notoires qui ont fait les gros titres, à l’image de WannaCry, les risques de sécurité en ligne occupent le terrain de façon permanente.

Et c’est peut-être là que le problème réside en grande partie : préserver ses données semble désormais impossible, et les gens se sont fait une raison : ils ne vont pas abandonner leurs activités en ligne simplement pour éviter les risques.

De fait, 70 % des adultes américains estiment qu’une cyberattaque majeure (susceptible de paralyser les réseaux électriques, les organisations bancaires ou encore le trafic aérien) sera inévitable au cours des 5 prochaines années. Le cybercrime fait figure de problème insurmontable, au même titre que les catastrophes naturelles pour ainsi dire.

Mais des remèdes existent. Effectuer des connexions en ligne à la fois sécurisées et privées ne relève pas de l’impossible. Avast propose des outils de sécurité pour ordinateurs de bureau et plates-formes mobiles notamment en matière de gestion de mots de passe et de protection anti-ransomware.

Cela dit, même les meilleurs outils du monde ne viendront pas à bout des cyberattaques si les personnes concernées, chacun d’entre nous en somme, abandonnent la partie. Les tentatives de violation de données sont peut-être inévitables. En revanche, il tient à chacun d’entre nous de ne pas en être les victimes.

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Image : Tim Gouw