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Comment une experte en science des données d’Avast prend l’air grâce au snowkite

Jeff Elder, 9 juillet 2019

Monika Seidlova sillonne des paysages de données à Prague ainsi que de vastes régions d'une péninsule norvégienne avec son sport préféré.

Monika Seidlova est une experte en science des données. Elle est appliquée, concentrée et consciencieuse. « Je ne me lasse pas d’analyser des données dans leurs moindres détails », raconte l’analyste de données d’Avast, qui est basée à Prague. « D’un côté, c’est chouette qu’il y ait toujours une nouvelle façon de les étudier. De l’autre, on n’a jamais la satisfaction d’en avoir fini. » Ce métier exige de la discipline.

De temps en temps, elle oublie les données et part se laisser porter par le vent et planer au-dessus de vastes étendues de neige immaculée. « Je suis tombée amoureuse d'un sport », confie-t-elle, le regard enthousiaste. « Ça s’appelle le snowkite. »

Du kitesurf, mais sur la neige

Le snowkite ressemble au kitesurf, où des surfeurs se servent d’un cerf-volant et du vent pour se propulser sur l’eau. À la différence que les snowkiters sont équipés de skis ou d’un snowbard. Reliés par un harnais à un cerf-volant qu’ils guident avec leurs mains, ils glissent avec la vitesse de skieurs descendant une pente, mais au-dessus du paysage, tels des skieurs tout-terrain. Ils peuvent ainsi traverser de grandes distances, connectés à la puissance de la nature et immergés dans sa beauté.

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Laissez Monika vous dépeindre le tableau :

« Dans le nord de la Norvège, il y a une péninsule où on peut parcourir des centaines de kilomètres en ne croisant qu'une seule route. On apporte tout ce dont on a besoin : un traîneau, une tente, un sac de couchage, un réchaud. C’est une expédition. On met tout dans un traîneau qu’on tire derrière soi. Quand le vent retombe au coucher du soleil, on peut défaire ses affaires pour camper. »

De la magie dans le ciel

Et que se passe-t-il, dans l’environnement polaire d’une péninsule norvégienne perdue au milieu de nulle part ? Parfois, quelque chose de magique se produit dans le ciel.

« C’était durant un voyage, lors de notre première nuit là-bas, après avoir fait du snowkite toute la journée. Nous étions en train de monter le camp, exténués. Soudain, nous avons vu un étrange nuage vert à l’horizon. Puis il s’est transformé en un impressionnant spectacle céleste : des aurores boréales. Je me tenais debout, à contempler cette apparition en craignant qu’elle ne disparaisse. On ne sait jamais combien de temps les aurores boréales vont durer. Ça peut être 10 secondes comme 20 minutes. Alors, même si j’avais froid, je me tenais là, profitant de ce que je voyais. »

Durant le jour, Monika et ses compagnons de snowkite (dont un autre employé d’Avast) peuvent traverser des dizaines voire des centaines de kilomètres lorsque le terrain le leur permet, tout en tirant leur équipement derrière eux sur des traîneaux. Elle peut parcourir 75 kilomètres par heure lorsque le vent se lève et la porte grâce à son harnais. « C’est parfois un peu dangereux », avoue-t-elle, tout en ajoutant qu’elle porte toujours un casque.

« C’est une façon sans pareille d’appréhender le paysage. C’est exaltant. C’est la liberté ultime. »

Les avantages sont aussi nombreux que les flocons de neige dans le nord norvégien. On peut remonter une pente à ski. Ceux qui aiment skier sur une neige douce et fraîche peuvent le faire en permanence. On peut planer au-dessus du paysage. « On voit une colline se profiler à l’horizon, puis approcher de nous. On glisse dessus avant qu’elle ne passe derrière nous. C’est une façon sans pareille d’appréhender le paysage. C’est exaltant. C’est la liberté ultime. »

Son travail chez Avast lui permet de prendre un mois complet pour s’adonner à sa passion sur la neige. L’année dernière, elle a pris un long congé pour apprendre le snowkite à des débutants. « Ici, les gens savent à quel point ce sport compte pour moi. »

À son retour de sa séance de snowkite, comment considère-t-elle l’analyse de données ? « Je pense que ça me permet de voir le monde, ainsi que mon travail, sous un angle différent. »

Le snowkite bénéficie d'une pureté qu’on ne retrouvera peut-être jamais dans la science des données, où il est très difficile de garder des données « vierges » de toute influence. Mais pour peu qu’on se penche sur le sujet, le monde des données peut s’avérer tout autant immense et empli de merveilles.

« Il est important de rester impartial »

« Je comprends pourquoi les gens souhaitent pouvoir réduire des données complexes à un chiffre ou deux, car il n'y a pas beaucoup de monde qui a envie de se plonger dans tant de données ! Malheureusement, les analystes de données peuvent souvent manipuler les données pour en tirer la conclusion qu’ils veulent. Ce qui est dangereux. Nous veillons toujours à donner une représentation aussi claire que possible des données. C’est une question d’éthique. Il est important de rester impartial dans notre analyse, surtout dans le domaine de la cybersécurité, où il y a tant d’éléments sensibles. »

D’après elle, il est largement plus intéressant de contempler l’énormité du monde des données avec le cœur d’un explorateur ambitieux. On peut apprendre à maîtriser sa puissance et sa vérité, et laisser ses paysages aussi vastes que purs nous instruire.

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