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76 % des Européens prêts à renoncer à leur vie privée pour...

Margaux Carèje 26 nov. 2021

Pour lutter contre la pédocriminalité en ligne

Une étude menée par l’institut YouGov* auprès d’environ 9 500 personnes en France, en Allemagne, en Espagne, en Suède, en Italie, aux Pays-Bas, en Pologne et en Hongrie montre que 76% des personnes interrogées ont déclaré être prêtes à « renoncer à une partie de leur vie privée en ligne pour permettre l’automatisation des outils technologiques permettant d’analyser et de détecter les images d’abus sexuels sur des enfants et d’autres formes d’exploitation sur eux ».

Les Européens en faveur d’une loi sur la détection de pédopornographie en ligne

Les résultats de cette enquête interviennent dans un contexte d’augmentation du contenu pédopornographique sur Internet. En juillet dernier, le Parlement européen a approuvé des règles temporaires permettant aux fournisseurs de services (courrier électronique, conversation en ligne, messagerie) d’utiliser des technologies pour détecter, supprimer et signaler volontairement les contenus à caractère pédopornographique. La Commission européenne est censée proposer une solution plus permanente pour lutter contre ces crimes cette année. Dans le cadre de l’enquête menée par YouGov, 68 % des personnes ont d’ailleurs affirmé soutenir les projets de l’Union européenne visant à introduire une nouvelle législation sur la détection de contenus pédopornographiques par des entreprises privées.

Ces projets de l’UE, mais aussi de sociétés privées, suscitent pourtant des inquiétudes de la part des militants pour la protection de la vie privée. En août dernier, Apple a, par exemple, présenté de nouveaux outils permettant de mieux repérer les images à caractère sexuel impliquant des enfants sur ses appareils (iPhone et iPad) aux États-Unis. Un mois après, la firme californienne a dû suspendre ses projets à cause des critiques : « Sur la base des commentaires des clients, des groupes de défense des droits, des chercheurs et d’autres, nous avons décidé de prendre du temps supplémentaire au cours des prochains mois pour recueillir des commentaires et apporter des améliorations ».

*Enquête réalisée entre le 2 et 11 septembre 2021.

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